Accueil / Bordeaux

Bordeaux


Bordeaux est la ville où je suis né même si j'ai principalement grandi en périphérie à l'extrême Est de la Métropole de l'autre côté de la rocade. J'ai toujours été habitué à être loin du tout et à bénéficier du minimum de services possibles de la part des institutions.

J'ai vu la ville évoluer au fil des années du temps où l'ancien quartier industriel de la Bastide de la Rive Droite était encore considéré comme un ghetto par la bourgeoisie bordelaise avant de devenir le quartier écologique et tendance pour bobos hipsters que l'on connait aujourd'hui, avec l'impertinent et audacieux écosystème Darwin en tête de pont.

Connaissant très bien l'écosystème bordelais, je vais vous faire une présentation concrète de la ville de Bordeaux dans toute sa richesse mais aussi dans ses côtés les plus sombres, ceux que les responsables politiques locaux et fiers représentants de la classe créative ne mentionnent jamais.

Alors vous vous demanderez qu'est-ce que tout cela a à voir avec mon métier et mes activités professionnelles dans le numérique. Je vous répondrai alors que tout est lié et que les activités des entreprises ont un impact social et environnemental sur ce qui les entoure et vice-versa.

La ville de Bordeaux, la façon dont elle est administrée et ses différents écosystèmes économiques et sociaux ont inévitablement eu une influence sur ma personnalité et mes modes de pensée. De façon générale, une connaissance accrue des composantes du système et de la sociologie des citoyens est la clé pour anticiper les signaux du marché.

Voici un petit résumé de ce qui vous attends concernant la ville de Bordeaux :

  • Cadre de vie
  • Culture
  • Gastronomie
  • Réseaux professionnels
  • Transports
  • Environnement
  • Politique
  • Sécurité
  • Opportunités professionnelles


Sommaire



Cadre de vie


Quais de Bordeaux, photo de Vince Gx via Unsplash

Bordeaux est une ville agréable quand on y habite. Il est possible de traverser toute la ville à pied en long et en large à marche rapide en 45 minutes environ, hors Rive Droite. Les quais offrent de beaux espaces pour se promener, faire son sport et se détendre.

En revanche, venir dans Bordeaux lorsque l'on réside en périphérie relève du parcours du combattant. L'immobilier ayant subit une hausse significative ces dernières années du fait de l'attractivité de la ville, les temps de transports interminables sont devenus le quotidien de bon nombre de bordelais de souche repoussés de l'autre côté de la rocade bordelaise.

Les parisiens et autres venus s'installer à Bordeaux pour fuir le RER et n'ayant pas les moyens de se loger dans le centre risquent de déchanter. La plupart d'ailleurs sont déjà repartis.

Retour au sommaire



Culture


Le Grand Théâtre et la sculpture "Sanna" de Jaume Plensa, photo de Clovis WOOD via Unsplash

L'offre culturelle est assez importante dans Bordeaux même si les plus gros événements sont excentrés. Il faut en effet souvent franchir la rive et se rendre à l'Arena de Floirac ou au Rocher de Palmer de Cenon pour assister aux plus gros concerts.

Les matchs de football à dimension européenne se déroulent dans le nouveau stade Matmut Atlantique difficilement accessible situé au nord de la ville. Les nuisances sonores pour les habitants du centre-ville s'en voient ainsi limitées.

Le musée de la Cité du Vin est une ode à la diversité des cépages viticoles bordelais et du monde entier


Ce n'est pas pour autant qu'il ne se passe rien à Bordeaux. En effet, la ville en elle-même regorge d'une multitude de musées, de salles d'exposition et de théâtres. Bien que le centre-ville soit relativement préservé des nuisances sonores grâce au lobbying intense de l'arrière-garde bordelaise, pas mal de bars et de boîtes de nuits continuent à tourner aux alentours.

Bordeaux est une ville d'art et d'histoire et la plupart des expositions permanentes dans les musées reflètent son patrimoine millénaire. Le musée de la Cité du Vin est une ode à la diversité des cépages viticoles bordelais et du monde entier. Le musée d'Aquitaine retrace la période du commerce triangulaire et de l'esclavagisme du temps des colonies pour perpétuer le devoir de mémoire afin d'éviter de perpétuer les erreurs de passé et mieux embrasser l'avenir.

Résumé :
  • Une offre culturelle large et diversifiée.
  • Les événements majeurs trop excentrés voire délocalisés de la ville.

Retour au sommaire



Gastronomie


Restaurants en face de la Gare de Bordeaux Saint-Jean, photo de François DALLAY via Unsplash

On retrouve à Bordeaux toute la riche gastronomie du Sud-Ouest : des grands crus classés du Libounais, de Saint-Emilion, de l'Entre-deux-Mers et du Médoc en passant par le canard de Dordogne en magret ou en confit et son foie gras, des huitres et fruits de mer du bassin d'Arcachon, du jambon de Bayonne et piment d'Espelette du Pays-Basque et des cannelés bordelais.

Concernant les restaurants bordelais, comme dans toutes les grandes villes les belles adresses côtoient d'infâmes bouges. Bordeaux hérite aussi depuis plusieurs années du titre de capitale française de la malbouffe à cause de sa forte densité de fast-foods au kilomètre carré. Après personne ne vous oblige à y mettre les pieds.

Résumé :
  • Le terroir du Sud-Ouest, tout simplement.
  • Une bonne moyenne d'excellents et de mauvais restaurants comme partout ailleurs.
  • Bordeaux, capitale française de la malbouffe.

Retour au sommaire



Transports


Tramway de Bordeaux à proximité de la Place des Quinconces, photo de Clovis WOOD via Unsplash

Les tramways et la plupart des transports en commun sont saturés en permanence la journée jusqu'à devoir laisser passer quelques tramways en heures de pointe pour pouvoir entrer dans une rame. Les tramways circulent déjà à flux tendus et l'opérateur TBM ne peut pas faire mieux.

Du fait de sa conception en ligne droite, des tronçons entiers de lignes de tramway sont régulièrement bloqués à cause d'incidents et de pannes. Cela oblige l'opérateur à mettre en place de grands bus impactant de façon conséquente la circulation automobile du fait des nombreux arrêts.

La ville de Bordeaux se retrouve chaque année dans le top 3 des villes les plus embouteillées de France


En 2019 de jeunes marginaux ont volontairement mis le feu à une voiture dans un important parking souterrain de la ville. L'incendie s'est rapidement répandu à tous les étages du parking, fragilisant la structure du bâtiment et de la route, détruisant les véhicules de nombreux bordelais et interrompant la circulation du tramway entre la Gare de Bordeaux Saint-Jean et le centre-ville pendant 6 mois le temps d'effectuer les travaux de consolidation. Cela a rendu les gens dingues.

Côté périphérie, la rocade bordelaise longue de 45 kilomètres est très souvent saturée sur la majorité de ses troncons. La ville de Bordeaux se retrouve chaque année dans le top 3 des villes les plus embouteillées de France.

La rocade bordelaise est également un passage obligé pour les camions venus de l'Est de l'Europe transitant vers l'Espagne et inversement. Les conducteurs de ce pays ne respectent pas toujours les mêmes règles en matière de repos obligatoire ce qui contribue à multiplier les accidents dus au manque de sommeil. Le projet de grand contournement est régulièrement remis sur la table depuis des dizaines d'années mais il est peu probable qu'il voit le jour.

Résumé :
  • Une offre de transport diversifiée : vélos, trams, bus, navettes fluviales.
  • Une très bonne couverture du réseau des bus, des tramways et des vélos en libre-service.
  • La LGV Bordeaux-Paris en 2 heures et une offre de trains régionaux complète.
  • De nombreuses dessertes en avion vers des destinations internationales de premier plan même si cela implique parfois quelques escales à Paris ou Madrid.
  • Le tramway : un moyen de transport souffrant de sa conception en ligne droite.
  • Nécessité de devoir faire un long détour par Paris si l'on veut ralier l'Est de la France ou la Bretagne en train.
  • Aéroport très excentré (au grand bonheur des habitants) sur la commune de Mérignac mais des navettes sont mises à disposition.
  • Des tramways et transports en commun surchargés en heures de pointe.
  • La ville et la rocade souvent embouteillées à cause notamment du trafic européen.

Retour au sommaire



Sécurité


Des policiers à vélo circulant Place de la Bourse, photo de Clovis WOOD via Unsplash

Côté sécurité, Bordeaux connaît les mêmes problèmes que la plupart des métropoles européennes. La criminalité est en hausse depuis plusieurs années. Les faits divers de vols à l'arrachée et d'agressions au couteau sont plutôt fréquents dans la presse locale : plusieurs fois par semaine voire tous les jours depuis le déconfinement. Les bagarres dues à l'alcool, à la drogue et aux tensions interethniques sont en constante augmentation dans le centre-ville.

Fort de ce constat, des citoyens prennent des initiatives en proposant des cours de self-défense gratuits aux femmes ou en se coordonnant sur les réseaux sociaux pour être toujours raccompagnés en soirée.

les différents maires qui se sont succédés n'ont jamais pris la situation au sérieux


Malgré tout, il est toujours préférable de ne pas trop étaler sa richesse avec des vêtements de marque et bijoux trop apparents. Il est également de bon ton d'éviter de répondre aux provocations et agressions verbales et de continuer son chemin comme si de rien n'était. Ce ne sont certes pas des comportements normaux dans une société civilisée mais il faut faire avec.

Les quartiers à risques sont connus depuis des décénies à Bordeaux et les différents maires qui se sont succédés n'ont jamais pris la situation au sérieux. Parmis les quartiers à éviter, nous pouvons citer les quartiers des Aubiers, du Grand-Parc, Saint-Michel, la Place de la Victoire ainsi que le cours de la Marne et les quais de Paludate à proximité de la Gare Saint-Jean.

La ville est un foyer important de gilets jaunes, représentants d'une France périphérique oubliée. La gentrification et l'interdiction de la voiture contribue chaque jour à pousser les classes moyennes hors de la ville et augmenter les inégalités, ce qui créé des tensions. Ces gens n'ont pas de mauvaises intentions dans leur très grande majorité mais cela contribue à créé un climat délétère. Ils ne sont pas à confondre avec les Black Blocs casseurs d'extrême gauche.

Mis à part pour se rendre à leur travail, les habitants de la métropole n'osent plus s'aventurer dans Bordeaux hormis une à deux fois par an pour faire un peu de tourisme. Les commercants du centre qui ne bénéficient plus de cette manne locale connaissent des difficultés financières poussant certains à mettre la clé sous la porte.

Résumé :
  • Des citoyens qui s'organisent pour leur propre sécurité et celle des autres.
  • Les pouvoirs publics ont totalement démissionné sur le volet de la sécurité.

Retour au sommaire



Environnement


Développement du quartier des Bassins à flot, photo d'Alexis Gerbaud via Unsplash

Bordeaux est une ville minérale bâtie à partir de calcaire à astéries, une pierre blanche extraite des carrières aux alentours. Bien que cela contribue à rendre la ville lumineuse et rayonnante symboliquement, les effets de la pollution sur les bâtiments se constatent davantage (murs noircis) et la lumière du soleil réfléchie sur le blanc transforme les lieux en de véritables fournaises l'Été.

Ces dernières décennies, les politiques publiques n'ont pas vraiment privilégié la végétalisation. Des quartiers entiers se sont construits à partir du béton. Bien que les quais aient été végétalisés, la chaleur rend tout de même la très grande majorité de la ville étouffante en Été.

Bordeaux est à l'origine une ville bâtie dans une région infestée de marais


Concernant la pluie, il ne pleut pas plus souvent à Bordeaux qu'ailleurs. Certes, la ville se situe chaque année au-dessus de la moyenne en terme de pluviométrie mais ce n'est pas la catastrophe annoncée. Il pleut environ 120 jours par an à Bordeaux, soit presque un tiers (1/3) de l'année. Cela ne protège pas ses habitants de la canicule l'Été mais c'est bon pour l'environnement.

Le revers de la médaille est l'invasion de moustiques-tigre subis par les habitants de la métropole chaque année. Le climat s'est toujours prêté à cela. Bordeaux est à l'origine une ville bâtie dans une région infestée de marais qui furent assechés des siècles plus tard. Dans certaines villes de la métropole, c'est devenu un enfer à tel point qu'il est parfois impossible de profiter de son jardin.

Bordeaux est une ville fluviale et une quarantaine de paquebots accostent chaque année sur les quais de la ville ce qui génère un pic de pollution assez important par rapport aux voitures qui circulent sur la rocade autour (un paquebot polluerait autant qu'un million de voitures). Cependant, des mesures environnementales ont été prises pour n'accepter que les navires répondant à certaines conditions en matière de normes et de combustion du carburant.

Résumé :
  • L'environnement est devenu une norme incontournable dans les projets de développement.
  • Des mesures prises pour limiter la polution des paquebots et autres navires.
  • Une ville au-dessus de la moyenne mais sans plus en ce qui concerne les précipitations.
  • Une ville bétonnée qui devient étouffante l'Été.
  • Une invasion de moustiques-tigre chaque année.

Retour au sommaire



Économie


Bordeaux est une ville très portée sur les secteurs de la santé, de l'aéronautique et du spatial, de la viticulture, du développement durable et de l'économie sociale et solidaire (ESS). La représentation des autres secteurs est moindre et cela se reflète sur le marché de l'emploi.

Bien sûr, le numérique est partout mais une connaissance d'un ou de plusieurs des secteurs cités précédemment est un plus pour avoir accès à un maximum d'opportunités.

Retour au sommaire



Opportunités professionnelles


L'Université de Bordeaux à Pessac, photo de François DALLAY via Unsplash

Dans le numérique, Bordeaux est une ville que ne laisse pas beaucoup sa chance à la jeunesse. La très grande majorité des offres d'emplois ne s'adresse qu'aux professionnels dotés de 3 à 5 ans d'expérience minimum dans le secteur. Si c'est votre cas vous trouverez certainement votre compte à condition d'être retenu parmi une moyenne de 150 candidats sur un poste.

À Bordeaux comme dans de nombreuses villes de province, c'est votre réseau professionnel qui fait la différence. Décrocher un emploi sera beaucoup plus difficile pour vous si vous ne connaissez personne dans le milieu bordelais.

Les articles élogieux des guides touristiques (Lonely Planet, etc.) et de la presse internationale en 2017 ainsi que les travaux de la LGV (ligne à grande vitesse) reliant Bordeaux à Paris en seulement 2 heures ont accentué la conccurence entre les demandeurs d'emplois dans toute la France.

il est vivement déconseillé de venir s'installer à Bordeaux sans promesse d'embauche


Le coronavirus a également fait grandir le souhait des parisiens de quitter leurs appartements exigus pour venir s'installer dans de grandes villes et métropoles de province dont Bordeaux. Cela représente autant de concurrence supplémentaire pour les habitants de la première heure, aussi bien sur le marché de l'emploi que celui de l'immobilier.

En résumé, il est vivement déconseillé de venir s'installer à Bordeaux sans promesse d'embauche, en particulier si vous n'avez aucun réseau. Quand bien même vous trouveriez un poste, vous avez de grandes chances de laisser votre conjoint ou conjointe sur le carreau.

Résumé :
  • Des opportunités pour les profils expérimentés.
  • Le réseau professionnel passe avant les compétences et l'expérience.
  • Une concurrence accrue venue de toute la France et de Paris.
  • La jeunesse est mise de côté au profit de profils plus expérimentés.
  • Les salaires proposés ne sont pas compétitifs voire en-dessous de ceux du marché.

Retour au sommaire



Réseaux professionnels


Comme mentionné précédemment dans les opportunités professionnelles, Bordeaux fait partie de ces villes où le réseau peut générer plus d'opportunités d'affaires que n'importe quel autre moyen de communication.

Je vais exclusivement vous parler des réseaux bordelais et de la région Nouvelle-Aquitaine liés au numérique, à la communication et aux entreprises. Je ne vais pas rentrer dans les détails concernant les réseaux répondant à une idéologie particulière comme les Lions Clubs, les Rotary Clubs ou l'Ordre du Grand Orient de France (oui oui ça existe encore).

Dans la communication, vous avez l'APACOM qui est très importante et organise la plupart des événements majeurs de la profession ainsi que le Club de la Presse de Bordeaux. Pour le numérique, direction Aquinum. Les entrepreneurs et startupers peuvent se tourner vers la French Tech Bordeaux et le Club des Entrepreneurs de la CCI Bordeaux Gironde. Pour les entreprises en général, il y a également le Club des Entreprises de Bordeaux ainsi que le Réseau de Bordeaux du club de football des Girondins de Bordeaux.

Dans le milieu des startups, les pépinières d'entreprises et les espaces de coworking sont également des réseaux professionnels à part entière avec des membres qui se côtoient tous les jours dans les parties communes. On peut principalement citer Le Campement de l'écosystème Darwin, la Pépinière éco-créative des Chartrons, Héméra ou encore la Cité Numérique mais ce n'est qu'un échantillon parmi les dizaines d'espaces existants.

Enfin, vous avez bien évidemment les alumnis liés aux écoles. Même si ces derniers manquent d'ambition en régions, sont souvent sous-structurés et organisent peu d'événements, vous pouvez toujours prendre contact avec des anciens en poste sur des métiers ou dans des entreprises qui vous intéressent. Dans tous les cas, il est toujours intéressant de conserver un lien avec les milieux universitaires, de la recherche et de l'enseignement supérieur ne serait-ce que pour diversifier ses points de vue.

L'Université de Bordeaux est le principal établissement public avec Sciences Po. Côté écoles de commerce et d'ingénieurs, me viennent en tête l'INSEEC/Sup de Pub, l'ECV, Formasup, l'ISEG, Epitech et Kedge mais il en existe des dizaines. Il faut également compter sur ces écoles d'un nouveau genre (bootcamps) spécialisées dans le code ou autres domaines comme Le Wagon et la Wild Code School.

Vous l'aurez compris, il y a des réseaux professionnels absolument partout et qui s'adressent à presque tout le monde.

Résumé :
  • Une multitude de réseaux professionnels pour tous les profils.
  • De nombreux événements professionnels organisés dans la région.
  • Des conditions d'admissions parfois trop strictes mais cela garantit une certaine qualité.
  • Des tarifs parfois élevés mais l'animation et les événements sont à la hauteur.
  • Des alumnis régionaux pas très dynamiques.
  • Cette nécessité d'avoir du réseau pour décrocher des opportunités professionnelles.

Retour au sommaire



Politique


Bordeaux Métropole, photo de Clément Falize via Unsplash

La ville de Bordeaux a été administrée pendant 70 ans par la Droite. Sous la houlette du maire précédent Alain Juppé, la ville a connu une croissance rapide. De grande ville de Province, Bordeaux a acquis un véritable statut de capitale européenne au fil des années.

De nombreux chantiers ont contribué à l'attractivité économique et touristique de la ville de Bordeaux comme la LGV (ligne à grande vitesse) reliant la Belle Endormie à Paris en train en seulement 2 heures, la rénovation des quais, ou l'inauguration du musée de la Cité du Vin ou encore la construction de nouveaux quartiers éco-responsables (Belcier, Chartrons, Bastide).

Cela a cependant entraîné un phénomène de gentrification, entraînant une hausse conséquente du foncier et contribuant chaque jour un peu plus à repousser les classes moyennes vers la périphérie, générant ainsi un sentiment de déclassement notamment à l'origine de mouvements tels que les gilets jaunes. Pour la plupart des métropolitains, la ville a grandi trop vite et est aujourd'hui méconnaissable.

Tout est pensé avant tout pour Bordeaux et uniquement pour Bordeaux


Depuis juin 2020, Bordeaux est dirigée par Europe Ecologie Les Verts, le Parti Socialiste et le Parti Communiste. Dès son élection, le nouveau maire Pierre Hurmic a pris des positions extrêmes concernant la circulation des véhicules et envisage de piétoniser toute la ville intra-boulevards et de la passer à 20km/h afin de "dégoûter les automobilistes".

Comme toujours dans les programmes politiques il y a du bon, comme notamment la préservation des espaces verts, et du moins bon lorsque les idéologies prennent le pas sur la logique et la raison et il est préférable de voir les résultats à la fin d'un mandat.

Cependant, tous les maires de Bordeaux et des grandes villes en général ont l'habitude d'impulser de grandes transformations pour leur propre ville tout en négligeant la qualité de vie des habitants des villes périphériques.

Tout est pensé avant tout pour Bordeaux et uniquement pour Bordeaux, que ce soit en mairie ou à la Métropole censée pourtant défendre les intérêts des 28 communes qui la composent. Les politiques et tambouilles internes des adjoints au Président de la Métropole, qui sont souvent des élus appartenant au même bord politique, sapent le travail de fonctionnaires très talentueux et dévoués dans leur très grande majorité.

Les habitants des grandes villes comme Bordeaux, Paris ou Lyon qui ont encore les moyens de résider sur place plébiscitent ce genre de politiques autocentrées et se moquent bien que les habitants des communes périphériques puissent éprouver des difficultés pour venir travailler tant que leur petit confort est préservé.

Résumé :
  • Une ville devenue très attractive au fil des années.
  • La nouvelle équipe municipale et métropolitaine n'a pas encore fait ses preuves.
  • Phénomène de gentrification repoussant les classes moyennes en dehors de la ville.
  • Une politique et des projets d'investissements autocentrés sur Bordeaux sans se soucier de leur impact sur la vie des habitants de la métropole.
  • Des projets de développement et de régulation promettant de mener la vie dure aux habitants des villes périphériques.

Retour au sommaire



Histoire


Vue du port de Bordeaux, prise du château Trompette, 1759, tableau de Claude-Joseph Vernet
via Wikimedia Commons

Bordeaux est une ville millénaire dont la fondation remonte en l'an -1 avant la naissance de J.-C. Burdigala fût fondée par les Bituriges, un peuple gaulois originaire de Bourges, mais c'est sous l'Empire Romain que la ville va véritablement connaître un essort fulgurant.

Retour au sommaire