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Ma vision du numérique


Tout individu ne fait pas quelque chose de sa vie par hasard. Chacun poursuit un but précis, un idéal. La vision individuelle d'un individu peut diverger de la vision collective d'une entreprise, et cela peut engendrer une perte de sens et de la démotivation dans son travail.

Je détaille ici ma vision du numérique, les sujets qui me motivent à travailler dans ce secteur, ce que les nouvelles technologies peuvent apporter de bénéfique au monde et les défis à relever en matière de souveraineté, accessibilité et développement durable.

Sommaire



L'Éducation : le défi majeur de ces prochaines années


Je suis convaincu que le numérique a un grand rôle à jouer dans l'Éducation et l'accès à la culture. L'Internet est la promesse d'une formidable ouverture sur le monde en permettant à des individus du monde entier de partager leurs savoirs.

Si Internet était majoritairement constitué de sites internet et contenus positifs axés sur l'apprentissage, la culture, le respect et la tolérance, nous vivrions dans une véritable utopie. Bien sûr ce n'est qu'un doux rêve. Internet n'est que le reflet de la société.

Il existe déjà de très bons sites internet culturels avec un contenu riche, dense et varié qui manquent de visibilité et de moyens. À contrario la majorité des budgets numériques vont dans des opérations marketing et landing pages commerciales qui ne contribuent pas à rendre la société meilleure.

Les entreprises ne font qu'utiliser les outils à leur disposition pour se développer et je les accompagne moi-même en ce sens. En revanche que des individus, des entreprises et des États puissent se servir du web à des fins malveillantes est une tragédie pour l'Humanité.

Dans un monde de plus en plus instable en proie aux conflits, aux idéologies mortifères, aux médias anxiogènes et aux mentalités de perdants, l'Éducation a un rôle clé à jouer dans l'évolution du genre humain. L'Éducation a le pouvoir d'influencer positivement les individus et de faire ressortir le meilleur de chacun.

Au-delà d'apporter un socle de connaissances minimum dans de nombreuses disciplines, l'école a le devoir d'enseigner les rudiments de la vie en société et donner les moyens à chacun de devenir autonome et trouver sa voie.

Apprendre à se connaître, forger son esprit critique, respecter les autres, diversifier ses points de vue, confronter ses idées en respectant les opinions de chacun, trouver la bonne information, trier ses déchets, consommer responsable... bien des choses peuvent être enseignées pour permettre à chacun de vivre en harmonie avec les autres et la nature.

J'ai le souhait de participer moi-même à la création de contenus éducatifs positifs et de contribuer à rendre le monde meilleur.

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Élever le niveau de la création numérique


Alors que les métiers qui ont du sens se font de plus en plus rares, j'aime à me considérer comme un artisan du web. J'aime les belles choses et je suis convaincu que l'on peut toujours plus repousser les limites de la création numérique.

Avec l'évolution des technologies, notamment dans les domaines du divertissement (animation, cinéma, jeux vidéo, etc.), le public est habitué à du très haut de gamme en matière de création. Une simple dissonance — un pixel de travers, des couleurs mal calibrées, une mauvaise expérience utilisateur — se ressent vite et fait office de repoussoir.

Pour ma part je souhaite expérimenter de nouvelles formes de création pouvant s'intégrer dans les processus de conception de produits numériques existants.

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Garantir notre souveraineté numérique


Dans un monde de plus en plus incertain, il est indispensable pour les pays d'internaliser la gestion des infrastructures critiques comme l'apprivisionnement en eau ou en électricité, les infrastructures de transport (routes, voies ferrées, etc.), les télécommunications ou encore la santé (hôpitaux).

Pour Internet cela devrait être pareil or les États-Unis dominent le web :
  • Google possède à lui seul 92 % des parts de marchés des moteurs de recherche ;
  • Le système d'exploitation Android de Google est pré-installé dans plus de 85 % des smartphones ;
  • Le système d'exploitation Windows de Microsoft est pré-installé dans plus de 88 % des ordinateurs de bureau ;
  • Les suites Office 365 de Microsoft et Gsuite de Google dominent largement le marché européen cloud computing avec respectivement 65 % et 19,2 % de parts de marché ;
  • Amazon avec AWS possède à elle seule 47,8 % des parts de marché des infrastructures cloud ;
  • Le siège de l'ICANN, l'organisation internationale indépendante qui attribue les noms de domaine, reste domicilié en Californie.

Tout cela représente des milliards d'euros de coûts de licences logicielles pour les entreprises, quand la gratuité de certains services ne cache pas une exploitation de nos données personnelles.

Le jour où les États-Unis décident d'interdire à ses entreprises de commercer avec un pays avec lequel ils sont froid, c'est tout un pan de l'économie dépendant du numérique qui s'écroule. Et c'est sans compter les répercussions sur la productivité des salariés dans les entreprises ayant recours à des solutions américaines (suite Office, AWS, etc.).

Fort de ce constat, des pays comme la Chine ou la Russie participent au développement et imposent leurs propres géants du numérique même si cela relève davantage du contrôle et de la surveillance de masse plutôt que de la souveraineté numérique.

La France et l'Europe doivent réagir en faisant émerger leurs propres géants du numérique, dans le respect des libertés individuelles de chacun.

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Pour un Internet plus responsable


Malgré son empreinte sur l'environnement (7 % de la consommation d'électricité mondiale selon Greenpeace) Internet reste le média le plus universel pour rassembler (ou diviser) les gens du monde entier autour de valeurs communes.

Il est de notre devoir, nous concepteurs de solutions numériques, de développer des produits utiles, rapides et légers afin de soulager la bande passante du mieux que nous pouvons tout en apportant une information de qualité qui justifie l'existence d'une page web.

Si tout le monde faisait l'effort d'optimiser le poids de ses pages web, l'impact sur la consommation d'énergie à l'échelle mondiale serait énorme, et puis c'est bon pour le référencement naturel. Un site internet n'a pas besoins de 45 traqueurs publicitaires.

Les mentalités individuelles sur le stockage des données doivent aussi évoluer en ce sens : nettoyer sa boîte mail, préférer le téléchargement au streaming, etc. Les entreprises qui mettent à disposition des boîtes mail ou des services de streaming ont également le devoir d'encourager les utilisateurs de leurs services à adopter des comportements vertueux.

Enfin les collectivités et gestionnaires de datacenters doivent mettre en place des solutions de gestion et de redistribution de l'énergie. L'énergie thermique dégagée par les serveurs peut par exemple servir à chauffer des quartiers entiers. C'est aussi ce que l'on attend des villes intelligentes.

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Réduire la fracture numérique


Au fil des années Internet est devenu un outil incontournable de connexion entre les individus, et ce même si ces derniers en viennent à se rencontrer physiquement tous les jours. De plus, aujourd'hui toutes les démarches administratives se font sur Internet.

Ce qui était simplement un réseau pour échanger des informations à travers le monde est devenu un impératif de la vie de tous jours pour effectuer des tâches simples mais incontournables comme consulter ses mails, gérer ses comptes et encore une fois faire une demande administrative.

L'apparition des téléphones intelligent connectés à Internet a certes permis de rendre accessible et démocratiser le web dans tous les pays du globe, mais cela a contribué à accentuer les inégalités entre ceux qui baignent dans la culture du numérique depuis leur naissance, et les autres qui ne s'y sont jamais vraiment intéressée et pour qui l'apprentissage semble impossible.

Dans la tête de beaucoup de gens, l'utilisation d'Internet demande de posséder un certain nombre de connaissances et compétences en informatique, ce qui est un peu vrai, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut avoir fait une école d'ingénieur pour pouvoir naviguer sur Internet en toute sécurité.

Il ne faut pas croire que la fracture numérique touche davantage les personnes âgées. Non, une partie des jeunes sont également touchés par ce phénomène. De plus, tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir un smartphone dernier cri ou un ordinateur, ni suffisamment de temps à investir dans sa formation au numérique.

L'Éducation reste plus que jamais incontournable, et ce dès l'école, pour permettre à chacun de se familiariser avec les outils numériques et de pouvoir s'en servir à son avantage. Les petites communes et grandes villes ont également le devoir de sensibiliser leurs administrés sur ces sujets et organiser des ateliers dédiés au numérique.

Quant à nous, concepteurs de contenus, d'applications et de solutions numériques, il est de notre devoir de travailler en amont sur des fonctionnalités et interfaces inclusives pour accompagner ces utilisateurs en difficulté afin de leur donner confiance en eux et les motiver à aller plus loin.

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